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Les Jona de Solkez désignent la communauté de descendants de Jona'ra vivant sur le territoire de Solkez. Issue d'une trentaine de prisonniers capturés lors des raids sur l'archipel de Jona'ra entre les ans 12 et 71, cette communauté s'est progressivement intégrée dans la société solk au fil des siècles, au point de constituer en l'an 826 une composante à part entière de la population nationale.

Origine

Entre les ans 12 et 71, Solkez mena plusieurs raids maritimes contre l'archipel de Jona'ra, capturant au total environ une trentaine de personnes. Ces captifs furent ramenés sur le continent et installés dans des quartiers dédiés. Sous le gouvernement de la faction Golgoroso, ils jouirent d'une relative liberté de mouvement et certains enfants nés en captivité commencèrent à s'intégrer dans la société solk.

Le confinement dans des quartiers fermés, imposé à partir de l'an 58 par la faction Tiè'kèz, marqua une période plus sombre. Des enlèvements eurent lieu dans ces quartiers, dont la communauté ne connut jamais la vérité. Après la fermeture du programme clandestin vers l'an 170, les conditions de vie s'améliorèrent progressivement et l'intégration reprit son cours.

Intégration

L'intégration des Jona dans la société solk s'est faite en plusieurs étapes :

Durant les premières décennies, les Jona vivaient dans des quartiers dédiés, identifiables et à part. Le racisme ordinaire existait : les Jona étaient physiquement différents et ne parlaient pas le dialecte solk. Cependant, le rejet n'était ni universel ni institutionnel.

L'instauration du système de citoyens d'honneur constitua le tournant décisif. Les premiers Jona à recevoir ce statut furent des individus qui s'étaient distingués par des actes au service de la nation, souvent dans les services médicaux ou le volontariat. En obtenant la citoyenneté d'honneur, ils transmirent automatiquement la citoyenneté ordinaire à leurs enfants, ouvrant la voie à une intégration de génération en génération.

En l'an 826, la grande majorité des descendants de Jona'ra à Solkez sont des citoyens ordinaires de plein droit, héritiers de la citoyenneté transmise par un ancêtre citoyen d'honneur. Ils vivent dispersés dans la population, travaillent dans tous les secteurs, et participent à la vie civique. Certains siègent dans des factions, d'autres enseignent, soignent ou commercent. La communauté n'est plus un groupe à part mais une composante intégrée du tissu social solk.

Mariages mixtes et métissage

Au fil des siècles, des mariages entre Jona et Solks de souche ont eu lieu, donnant naissance à une population métisse significative. Ces unions, d'abord rares et mal vues, sont devenues courantes et socialement acceptées.

Le métissage a cependant une conséquence biologique importante : les capacités télépathiques des Jona'ra ne se transmettent qu'entre individus de sang pur (nés de deux parents Jona'ra). Un enfant métis, né d'un parent Jona et d'un parent solk, ne possède pas de glandes télépathiques fonctionnelles. Il est, du point de vue biologique, un être humain ordinaire.

Cette réalité a deux effets :

Du point de vue de la société solk, les métis sont des citoyens parfaitement normaux, indistinguables des autres. Leur ascendance Jona est un fait culturel et familial, pas une différence fonctionnelle. Cela a considérablement facilité l'intégration : les enfants métis ne sont pas "différents", ils sont simplement des Solks dont un parent ou un ancêtre venait d'ailleurs.

Du point de vue de l'appareil militaire secret, les métis n'ont aucun intérêt. Seuls les Jona de sang pur possèdent les glandes exploitables. C'est pourquoi les élevages clandestins maintiennent une reproduction strictement contrôlée entre individus de sang pur, et pourquoi les enlèvements ciblent exclusivement les Jona non métissés.

Perception sociale

La perception des Jona par la population solk est globalement positive. Plusieurs facteurs expliquent cette bonne intégration :

L'absence de concurrence économique : les Jona n'ont jamais été perçus comme une menace pour l'emploi ou les ressources, leur nombre étant toujours resté très faible par rapport à la population totale.

L'absence de différence religieuse : dans une nation où la religion relève de la vie privée (spectre religieux de Solkez), l'origine religieuse ou culturelle des Jona n'a jamais constitué un point de friction.

Le prestige des citoyens d'honneur : les premiers Jona intégrés l'ont été par le biais de la citoyenneté d'honneur, un statut prestigieux. L'image des Jona dans la société solk est donc associée au mérite et au service, pas à l'assistanat.

Il existe néanmoins un racisme résiduel, minoritaire mais réel, porté par des individus qui reprochent aux Jona leur "étrangeté" originelle ou qui estiment que la citoyenneté devrait rester strictement héréditaire. Ces voix restent marginales et ne trouvent d'écho dans aucune faction majeure de la Diro'kèz.

Ce que les Jona de Solkez ignorent

Les Jona intégrés dans la société solk ne savent rien des élevages clandestins. Ils ignorent que certains de leurs ancêtres ont été enlevés dans les ghettos pour alimenter un programme de recherche biologique. Ils ignorent que des Jona de sang pur sont encore aujourd'hui maintenus en captivité dans des installations souterraines. Ils ignorent que la technologie des Bo'qtiè repose sur l'exploitation des glandes de leur propre peuple.