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Version datée du 21 janvier 2026 à 10:18 par Admin (discussion | contributions)
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Les Assises Pneumatiques désignent le système anti-sismique développé par Miradan et déployé sous l'ensemble de ses cités majeures. Cette technologie constitue la première application à grande échelle de l'Aérin et demeure l'une des prouesses d'ingénierie les plus remarquables du monde connu.

Origine

C'est la recherche de solutions aux séismes dévastateurs de l'archipel qui initia les premières études sur l'Aérin. Le grand séisme de l'an 262, qui fit près de 70 000 morts, accéléra dramatiquement ces travaux. Huit ans plus tard, les premières installations pneumatiques étaient opérationnelles.

Fonctionnement

Les Assises pneumatiques consistent en d'immenses fondations compartimentées sur lesquelles les villes entières sont construites. Chaque compartiment est relié à un réseau de chambres pressurisées à l'Aérin, capables d'absorber et de redistribuer les mouvements telluriques. Le système ajuste en continu la pression dans chaque secteur, maintenant l'équilibre des structures en surface.

Évolution

Entre 270 et 380, les installations ont connu des améliorations constantes en fiabilité et en réactivité. Depuis l'an 380, la technologie est considérée comme mature et n'a subi que des ajustements mineurs. Toute cité miradanaise d'importance repose aujourd'hui sur un réseau souterrain de ce type.

Transformation du mode de vie

L'invention des Assises pneumatiques a profondément bouleversé l'organisation territoriale de Miradan.

Avant le séisme

Avant la catastrophe de l'an 262, l'archipel présentait un urbanisme dispersé comparable à celui du continent : villages côtiers, bourgs agricoles, petites villes disséminées sur l'ensemble des îles. Cette répartition, bien que vulnérable aux aléas géologiques, permettait une exploitation étendue du territoire.

L'exode vers les cités

L'apparition des premières cités équipées d'Assises pneumatiques provoqua un exode massif et progressif des populations. Face au choix entre la sécurité des nouvelles fondations et le risque permanent des installations traditionnelles, les Miradanais abandonnèrent peu à peu les villages et bourgs non protégés.

Ce mouvement s'étala sur plusieurs générations. Les hameaux isolés furent les premiers désertés, suivis des petites villes incapables de financer leur propre système d'assises. À terme, seules les cités disposant du dispositif conservèrent une population permanente.

Un nouveau modèle urbain

Aujourd'hui, la quasi-totalité de la population miradanaise vit concentrée dans quelques grandes cités, chacune reposant sur son propre réseau d'Assises pneumatiques. Ce modèle impose une contrainte majeure : la capacité d'accueil de l'archipel est désormais limitée par l'espace disponible sur ces fondations.

Construire de nouvelles Assises représente un investissement colossal en temps, en ressources et en expertise. Plutôt que de fonder de nouvelles cités, les Miradanais privilégient la densification verticale : les bâtiments s'élèvent toujours plus haut, optimisant chaque mètre carré de fondation disponible.

Cette réalité explique que Miradan, malgré sa prospérité technologique, demeure une nation peu peuplée. L'espace habitable, bien que parfaitement sécurisé, reste une ressource rare et précieuse.